Si vous êtes sur ce blog, c’est sans doute que vous cherchez des témoignages positifs sur le portage lorsqu’on porte de grandes tailles. De mon côté, je vais vous raconter mon parcours en toute sincérité. Les difficultés que j’ai rencontrées pour trouver un porte-bébé qui me convienne peuvent même raviver des émotions difficiles. Comme beaucoup d’entre nous le savent, les corps plus grands ne sont pas toujours pris en compte comme ils le devraient. Ajoutez à cela les bouleversements et la vulnérabilité qui accompagnent les premiers temps de la maternité, et cela peut suffire à renoncer complètement au portage.

Mais si j’avais abandonné, je serais passée à côté d’un outil de parentalité essentiel qui a énormément compté pour moi. Rien ne m’a autant aidée pendant mon quatrième trimestre et, bien après, qu’un bon porte-bébé. C’est donc pour cela que j’écris cet article : je ne veux pas que vous passiez à côté, ne serait-ce qu’un instant, de ces moments où vous pouvez garder votre bébé tout contre vous. J’espère que mon expérience vous aidera à trouver le porte-bébé qui vous convient, pour vous sentir en confiance et profiter du portage comme tout parent devrait pouvoir le faire.
Avant d’aller plus loin, laissez-moi vous en dire un peu plus sur moi. Je suis maman de deux enfants (qui ont 7,5 ans d’écart) et je suis bel et bien une femme grande taille. Je le précise, parce que je vois parfois ce terme employé par des personnes qui se disent « grosses ». Or, « se sentir grosse » ne correspond pas à une taille de vêtement.
Je porte du 54/56 et, à l’endroit le plus large, mon tour de ventre est de 132 cm. Je ne peux pas m’habiller dans les tailles dites « standard ». Et dans les centres commerciaux près de chez moi, environ 90 % des boutiques ne proposent tout simplement pas ma taille. J’espère que cette transparence vous aidera à mieux comprendre mon expérience lorsque je me suis mise en quête d’un porte-bébé adapté à ma morphologie.

Nous aussi, nous méritons de porter nos bébés !
Quand j’ai eu le déclic, le portage ne m’a pas seulement donné confiance en mes capacités, je me sentais carrément comme une super-héroïne. Je pouvais répondre aux besoins de mon bébé tout en marchant dans la rue, les mains libres. Et j’avais l’esprit plus léger : fini le sentiment de pousser partout un véritable appartement sur roues pour bébé. Cela peut sembler paradoxal, mais avoir mon bébé contre moi me donne justement, comme à beaucoup d’autres adeptes du portage, une vraie sensation de liberté.
À l’arrivée de mon deuxième enfant, pouvoir le porter en porte-bébé a pris une tout autre dimension. Je pouvais rester disponible pour mon aînée, lui accorder l’attention et les moments de complicité dont elle avait besoin, tout en allaitant mon bébé à la demande dans le porte-bébé. Et je pouvais toujours lui tenir la main quand je le souhaitais, puisque j’avais les deux mains libres !

Et je suis loin d’être la seule à avoir vécu cela. Les recherches disponibles montrent que le portage présente de nombreux bienfaits pour le bébé comme pour la personne qui le porte : moins de pleurs, davantage de réactivité parentale, de meilleures chances de réussite de l’allaitement et un attachement renforcé, autant de facteurs qui favorisent une présence plus attentive et bienveillante.
Alors, plutôt que de vous raconter tout le chemin qui m’a menée au bon porte-bébé, allons directement au vif du sujet. Comme moi, vous avez peut-être reçu ou essayé un porte-bébé qui n’était tout simplement pas fait pour votre morphologie. Bonne nouvelle : il existe d’excellents modèles qui peuvent nous convenir.
Des modèles simples, intuitifs et confortables, qui peuvent facilement passer d’un parent à l’autre, même si vous n’avez pas la même corpulence. Pour choisir le vôtre, voici les points que je vous conseille de vérifier :
- Regardez bien les mesures. La longueur de la ceinture ne fait pas tout, mais c’est un bon point de départ. Je vous conseille de mesurer votre tour de ventre à l’endroit le plus large, entre la taille et les hanches.
- Vérifiez l’amplitude des réglages. Le porte-bébé peut-il être utilisé facilement par deux personnes de tailles différentes ?
- Quelle est la politique de retour ? Amazon n’est pas la seule solution pour retourner un porte-bébé qui ne vous convient pas et, personnellement, ce n’est pas là que je préfère acheter ce type de produit.
- Cherchez les professionnels du portage près de chez vous. Une recherche Facebook avec « portage bébé (votre région/ville) » peut vous aider. Vous pouvez aussi vous rendre sur babywearinghelp.org. On pourra peut-être vous orienter et vous permettre d’essayer un modèle avant de l’acheter.
- Rejoignez en ligne des espaces de parentalité ouverts à toutes les morphologies. Vous y trouverez une communauté prête à vous accueillir et à vous aider !

Après quelques essais (et erreurs), j’ai fini par trouver comment porter mes enfants confortablement entre les tailles 50 et 56 (et même bien au-delà si besoin). Et il y a six ans, je suis également devenue monitrice de portage professionnelle. Je pouvais ainsi aider d’autres parents à découvrir, eux aussi, le plaisir d’un portage simple et agréable.
Grâce à cette formation et à mon activité, j’ai testé plus de 50 porte-bébés et accompagné des centaines de parents lors de séances de réglages. C’est ainsi que j’ai constaté que les porte-bébés Baby Tula étaient ceux qui s’adaptaient le mieux à ma morphologie et m’offraient le meilleur maintien. Ils conviennent à mon tour de taille, bien sûr, mais surtout je ne me sens pas à l’étroit dans les bretelles, contrairement à d’autres modèles pourtant présentés comme adaptés à toutes les morphologies. Avec Tula, j’ai eu la chance de trouver toute une gamme de porte-bébés dans laquelle je me sentais enfin incluse. J’ai bien sûr mes petites préférences d’un modèle Tula à l’autre, mais je peux dire avec plaisir que tous me vont confortablement.
Du XXS à XXXXXL : trouvez le bon ajustement
J’adore le fait qu’un porte-bébé Tula m’aille alors que je porte du 54/56. Mais en tant que monitrice de portage qui aide les autres à trouver le bon porte-bébé, ce qui me réjouit surtout, c’est de voir que ces modèles conviennent à autant de morphologies différentes. Dans l’idéal, j’aimerais pouvoir rencontrer chaque parent, lui faire essayer plusieurs porte-bébés et l’aider à trouver celui qui sera à la fois le plus confortable et le plus facile à utiliser.

Beaucoup de personnes achètent un premier porte-bébé qui, au final, ne répond pas tout à fait à leurs attentes. Elles s’attendaient à plus de maintien, à un meilleur ajustement et à une utilisation plus simple. Et malheureusement, ce sont des choses qu’il est difficile d’évaluer à partir d’une simple liste de naissance. À défaut de pouvoir bénéficier d’un essayage personnalisé avec un professionnel, le mieux est de choisir un porte-bébé facile à prendre en main, simple à se procurer, capable de suivre la croissance de bébé et adapté à un large éventail de morphologies.
C’est pour cela que je recommande très souvent à des personnes de toutes tailles le Tula Free-to-Grow et, pour celles et ceux qui souhaitent porter face au monde, le porte-bébé Tula Explore. On est souvent surpris quand j’explique que, vers neuf ans, ma fille aînée pouvait porter sa petite sœur dans le même porte-bébé que moi. Alors qu’elle pesait moins de 45 kilos et moi plus de 145 kilos, nous bénéficiions toutes les deux du même confort et du même maintien.

Le bon ajustement en chiffres : les mesures des ceintures Tula
Les ceintures des porte-bébés Tula Free-to-Grow, Explore et Tula Lite mesurent 145 cm. Les ceintures des porte-bébés Tula Standard, Toddler et Preschool mesurent 155 cm. Ces longueurs conviennent à la plupart des personnes jusqu’à la taille 58, et à certaines jusqu’à la taille 64. Ces longueurs figurent déjà parmi les plus généreuses du marché. En 2022, Baby Tula a également lancé une rallonge de ceinture de 25 cm afin que ses porte-bébés puissent convenir à encore davantage de personnes. Lors de la commande sur le site, vous pouvez ajouter gratuitement une rallonge de ceinture à votre porte-bébé. D’ailleurs, si vous possédez déjà le porte-bébé, vous pouvez en commander une séparément pour 12,90 €.

Et rappelons-le : porter une grande taille ne veut pas dire que vous aurez besoin de la rallonge.
Si vous portez une taille allant du 48 au 56, inutile de vous poser la question. À partir de la taille 58, mieux vaut en revanche mesurer votre tour à l’endroit où reposera la ceinture du porte-bébé, afin de voir si les 25 cm supplémentaires vous seraient utiles.
Pourquoi les porte-bébés Tula s’adaptent à autant de morphologies
Nous avons déjà parlé de la ceinture, mais elle ne suffit pas à elle seule à rendre un porte-bébé adapté à un large éventail de morphologies.
D’autres caractéristiques permettent aux porte-bébés Tula de convenir à des gabarits très différents :
- La longueur de la bretelle : les bretelles et la sangle de la boucle pectorale disposent d’une marge de réglage supplémentaire. Le porte-bébé peut ainsi être resserré ou desserré pour s’adapter à différentes morphologies. Cela permet aussi de placer plus facilement la boucle pectorale à portée de main, au niveau de la nuque.
- Les réglages : le Free-to-Grow et l’Explore s’ajustent à mesure que bébé grandit, indépendamment des réglages destinés à adapter le porte-bébé à la personne qui le porte. Une personne qui met du XS peut donc partager le même porte-bébé avec une personne qui met du XXXXL sans modifier l’ajustement prévu pour bébé.
- Le rembourrage des bretelles : la partie rembourrée des bretelles est plus longue que sur certains autres porte-bébés. Par exemple, elle mesure 60 cm sur le Free-to-Grow.
- La position de la boucle : sur la ceinture Tula, la boucle se ferme légèrement sur le côté plutôt qu’au centre, ce qui la rend plus facile à atteindre.
Trouver le bon porte-bébé pour moi... (indice : Tula)
Je suis devenue maman il y a 11 ans et, comme beaucoup de parents, je n’étais absolument pas préparée à tout ce qui m’attendait. Avec un budget serré, j’ai trouvé la préparation de la liste de naissance assez stressante et déroutante. Mon bébé avait-il vraiment besoin de tout ça ?
J’avais du mal à distinguer ce qui était vraiment utile de ce qui relevait surtout du gadget. Tout me semblait indispensable et je ne savais pas ce qui devait passer en premier. Malheureusement, j’ignorais aussi que le portage était une priorité. Comme beaucoup de futurs parents, nous avions récupéré tout un lot de vieux porte-bébés à boucles. Je n’ai donc même pas mis de porte-bébé sur ma liste de naissance. C’est marrant car aujourd’hui, je conseille justement aux futurs parents de placer le portage tout en haut de leurs priorités ! On nous pousse à acheter toutes sortes d’équipements pour pouvoir poser bébé, mais d’après mon expérience, les bébés veulent surtout être portés.
J’étais reconnaissante d’avoir récupéré ces porte-bébés, mais ces modèles type harnais vieux de dix ans n’étaient ni vraiment adaptés à ma morphologie, ni la meilleure façon de découvrir le portage. Chaque fois que j’en essayais un, je trouvais le système compliqué et il ne s’ajustait pas correctement à mon corps. Je n’ai pas pu porter ma première fille à la naissance, et je sais aujourd’hui à quel point cela nous aurait aidés toutes les deux.
Je me suis donc mise à chercher un porte-bébé, d’abord pour des raisons pratiques. Nous n’avions qu’une voiture et vivions dans un appartement à l’étage. Pour sortir de chez moi, je me déplaçais à pied : un porte-bébé semblait donc tout indiqué. J’ai alors jeté mon dévolu sur le porte-bébé le plus populaire du moment. Je suis allée le voir dans plusieurs magasins, puis j’ai attendu des mois, jusqu’au remboursement de mes impôts, pour pouvoir enfin me l’offrir.
À l’époque, je faisais seulement une taille 42/44. Je n’étais même pas encore vraiment considérée comme grande taille. Je n’avais aucune raison d’imaginer que cette marque haut de gamme si populaire ne m’irait pas. Le jour où j’ai enfin récupéré mon porte-bébé en magasin, je l’ai essayé chez moi : il était tellement serré qu’il me faisait mal. J’étais tellement décidée à l’utiliser que je l’ai porté malgré tout, jusqu’à pouvoir acheter une rallonge.
Ce ne serait pas mon dernier porte-bébé mal adapté aux grandes tailles, mais cette expérience a sans doute été la plus marquante, parce que mon corps était alors en pleine transformation. Je n’avais pas encore appris à accepter et à apprécier mon corps, et cette expérience me rappelait à quel point il avait changé. Après un bébé, les injonctions grossophobes ne sont jamais bien loin : on nous submerge déjà de messages nous invitant à « retrouver notre corps d’avant ». Et avoir, ne serait-ce qu’un instant, le sentiment de ne pas rentrer dans un accessoire de puériculture aussi basique qu’un porte-bébé n’aide pas.

Heureusement, ce porte-bébé trop serré ne m’a pas détournée du portage. Au contraire, il m’a donné envie d’aller plus loin. Je l’ai utilisé jusqu’aux 22 mois de ma fille, qui était déjà très grande pour son âge. Nous partions chaque jour à l’aventure dans le quartier, et je n’avais aucune envie que cela s’arrête. Ma fille était en sécurité sur mon dos, et le porte-bébé correspondait parfaitement à notre quotidien. C’est à ce moment-là que j’ai découvert une marque locale : Tula. La marque était encore récente, mais sa popularité montait en flèche. Les imprimés étaient adorables, il existait un modèle pour les tout-petits et, surtout, leurs porte-bébés avaient un atout essentiel : j’avais entendu dire qu’ils s’adaptaient bien mieux aux grandes tailles.
J’ai économisé pour pouvoir acheter mon premier Tula, mais la demande était telle à l’époque que les porte-bébés étaient souvent en rupture de stock. Avec le recul, je me demande combien de personnes qui cherchaient désespérément un Tula étaient comme moi : elles voulaient surtout un porte-bébé qui leur aille. Voir des personnes portant jusqu’à une taille 64 utiliser un porte-bébé Tula m’a rassurée, car je savais qu’il pourrait s’adapter aux changements de mon corps. Mon tout premier achat Tula remonte à 2014. J’ai acheté un Tula Toddler dans l’imprimé Ahoy Matey et je l’ai adoré.
On pourrait croire qu’autant d’années plus tard, la plupart des porte-bébés s’adaptent à toutes les morphologies, mais ce n’est pourtant pas toujours le cas. Aujourd’hui, j’ai beaucoup plus confiance en moi et suffisamment de ressources et de contacts pour laisser de côté un porte-bébé qui ne me va pas. Cependant, je continue à me mettre à la place d’un parent grande taille qui découvre le portage pour la première fois et ne s’attend pas à rencontrer ce genre de problème. Je refuse de remettre mon corps en cause quand la taille de vêtements moyenne des femmes aux États-Unis se situe entre le 48 et le 56. Qu’un porte-bébé ne convienne même pas à une femme de taille MOYENNE me paraît aussi choquant que difficile à considérer comme un simple oubli. À une époque où les marques s’appuient énormément sur les photos et contenus de leurs clients sur les réseaux sociaux, je me demande parfois si concevoir des porte-bébés qui ne conviennent qu’aux plus petites morphologies ne leur permet pas de façonner le fil « parfait ».

Mais au fond, mon propos n’est pas de parler des entreprises. Il est question des parents. Il est question des bienfaits du portage, étayés par la recherche et essentiels à notre espèce. Il est question des plus de 30 % de jeunes mères qui souffrent de dépression et/ou d’anxiété post-partum. Il est question de toutes ces personnes qui essaient un porte-bébé inadapté à leurs besoins et finissent par renoncer.
Les bienfaits du portage devraient être à la portée du plus grand nombre, quelle que soit la morphologie.
Au fil des années, j’ai toujours été fière de dire que les Tula conviennent à « la plupart des gens ». Aujourd’hui, ce « la plupart des gens » englobe 25 cm de plus qu’avant. La rallonge se fond parfaitement dans la ceinture, sans compliquer l’utilisation du porte-bébé. Et surtout, elle permet à chacun de choisir parmi tous les superbes imprimés et textiles Tula, au lieu de réserver aux grandes tailles une collection plus restreinte. Et ce même porte-bébé reste tout aussi adapté aux plus petites morphologies. Est-ce de la magie ? Probablement pas. Mais il faut croire que, parfois, l’inclusivité a un petit quelque chose de magique.

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